Renart à la recherche de nourriture.

 

Un bel après-midi, Renart se leva de son lit après une longue sieste et son ventre gargouilla de faim, car Renart n’avait pas mangé depuis trois jours. Alors il dit à sa femme Hermeline : « Apporte moi un sac que j’aille chercher de la nourriture. » Sa femme dit : « D’accord, mais fais très attention à toi et ne te fais pas prendre. » « Femme ! » répondit l’époux, « Grâce à ma ruse, le roi et ses barons ne m’auront pas cette fois ci. » Et il partit tout heureux avec son sac sur son dos et se dit qu’il attrapera bien un petit quelque chose.

 

Dans la forêt le goupil vit Couart le lièvre qui venait d’entrer dans son terrier. Renart alla cueillir des fruits et les mangea. Le soir, il s’endormit derrière un arbre et le matin, il se leva tôt et attendit que Couart sorte. Quand il pointa son museau dehors, le rusé sortit de sa cachette et l’attrapa par les oreilles qu’il avait fort longues et le mit dans son sac. En cheminant, le malin était épuisé car Couart pesait très lourd, au moins six livres. Il s’installa dans l’herbe et fit une pause, s’imaginant le bon festin que lui et sa famille allaient déguster. Il s’endormit. Pendant ce temps là, l’animal aux grandes oreilles sortit du sac et, malicieux,  mit des pierres à l’intérieur et se sauva à pas de loup pour prévenir le roi. En accourant, et dès qu’il vit le roi, il s’exclama « Sire, Sire, Sire, Renart m’a capturé, j’ai réussi à m’évader et il va rentrer dans son château de Maupertuis. » Le roi cria fou de rage « Alors préparez vous à capturer ce sournois !!! » Les barons et le roi se dirent « Il faut lui tendre un piège.» En une minute ils préparèrent leur plan d’attaque. «  Il faut que chacun se déguise en dame de la cours pour le tromper, alors nous demanderons à Sire Renart de nous loger pour la nuit. » Ils prirent des robes, des perruques et des chapeaux à plumes à leurs femmes, ils garnirent le haut des robes avec deux pommes bien rondes afin de mieux le berner et s’habillèrent. Ils partirent à la rencontre de Renart guidé par Couart. Quant ils virent le seigneur de Maupertuis passer un pont, ils lui dirent d’une voix éplorée « Messire, Messire, pouvez vous nous loger, nous nous sommes égarées lors d’une chasse au cerf, il se fait tard et il nous faut trouver un gîte. » « Bien sûr Nobles Dames, mon château est tout près d’ici et j’aurais très grand plaisir à vous inviter. » La troupe chemina tranquillement, le château était en vue. Mais à ce moment, Renart vit une pomme tomber, puis la queue de Noble le lion, il comprit le subterfuge et dès qu’il put, il prit ses jambes à son cou. Il s’entrava dans le limaçon qui passait par là, reprit sa route en courant. En arrivant au château, il se retourna avant d’entrer « Vous ne m’aurez jamais ! » Mais il n’a pas vu que le pont-levis n’était pas encore tout à fait abaissé. Il tomba dans l’eau des douves. Le roi et les barons qui le poursuivaient, arrivèrent à leur tour à vive allure. Pendant ce temps là, Hermeline releva le pont-levis. Noble, prit dans la course, trébucha sur sa robe et son jupon et entraîna dans sa chute tous les barons. Tous basculèrent dans l’eau des douves, ce n’était que bouillonnement de dentelles, de plumes, les pommes flottaient telles de petites bouées rouges. En haut des murailles tout le monde pouffait, gloussait et se tordait de rire en voyant la scène.

 

Renart nagea jusqu'à la corde que lui tendit Hermeline, grimpa les murailles. Arrivé en haut, épuisé, il leur dit d’un ton moqueur : « Grâce à vous cette histoire n’en finira jamais Ah ! Ah ! Ah ! A la prochaine, Mesdames…»

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